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France-Dépression
une Écoute, un Sourire, une Force
Association Française contre la dépression et les troubles bipolaires

La dépression

Les chiffres-clés

Plus de 350 millions de personnes dans le monde souffrent de ce trouble grave de l’humeur. La France compte près de 3 millions de patients dépressifs et l’on estime qu’une personne sur 5 présentera un syndrome dépressif majeur à un moment ou l’autre de la vie.

La prévalence de cette pathologie s’accroît en France au fil des ans, aucune tranche d’âge n’échappe à ce risque et la dépression multiplie par 30 le risque de suicide et est responsable de près de 10 000 décès par an.
Selon le Dr Isabelle Amado, médecin psychiatre et praticien hospitalier dans le Service du Professeur Olié au CH Sainte Anne à Paris, 50 à 60% des dépressifs sont mal pris en charge ou ne sont pas traités du tout.

Un constat d’autant plus alarmant que la dépression affecte aussi largement l’entourage proche du malade. La souffrance personnelle du malade et le retentissement sur son environnement familial et social posent un problème de santé publique majeur.

La dépression est la première cause de suicide : près de 70 % des personnes qui décèdent par suicide souffraient d’une dépression, le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée.

Devant tout épisode dépressif, la Haute autorité de Santé (HAS) recommande aux médecins de rechercher des arguments en faveur d’un trouble bipolaire. Il est important de différencier les troubles bipolaires d’un épisode dépressif caractérisé isolé ou récurrent car le traitement et la prise en charge ne sont pas les mêmes.

L’association France-Dépression a collaboré à un ouvrage de référence sur la dépression à destination du grand public.

Ce livre fait notamment le point sur les interrogations des personnes confrontées à la maladie dépressive :

Nous avons également identifié trois périodes de la vie où des fragilités peuvent apparaître : chez les adolescents et les jeunes adultes, les jeunes mamans et les seniors. Nous évoqué ces thématiques lors de la journée européenne de la dépression en novembre 2014.

Un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé sur la santé des adolescents dans le monde, révèle que la dépression est la principale cause de maladie et de handicap chez les garçons et les filles de 10 à 19 ans, tandis que le suicide est la troisième cause de décès. En prodiguant les soins nécessaires, on évite des décès mais aussi des souffrances tout au long de leur existence.

Sad young man
« Entre 4 et 6 % des adolescents soufrent de dépression soit environ un adolescent sur 20. Elle touche deux fois plus les filles que les garçons et peut être un mode d’entrée dans la maladie bipolaire… C’est une source de handicap social important avec un risque de récurrence de 40% à deux ans. La prise en charge des adolescents souffrant de dépression d’intensité modérée repose en première intention sur la psychothérapie et la guidance parentale. Un traitement médicamenteux sera proposé en deuxième intention, ou d’emblée en cas de dépression sévère ou de comorbidité associée… » affirme Adeline Gaillard, psychiatre, ancien chef de clinique et actuellement praticien hospitalier au SHU à l’hôpital sainte Anne et médecin libéral à Paris.

Jean-Pierre Olié, Professeur de psychiatrie à la faculté Paris-Descartes et membre de l’Académie de Médecine, souligne également que :
«Le diagnostic de dépression chez l’adolescent est particulièrement difficile à effectuer du fait de la part des troubles du comportement dans les symptômes de l’épisode dépressif. De surcroît, l’adolescent est moins enclin à consulter et à se soigner que l’adulte : on ne tombe pas malade à cet âge de la vie ! Et l’impulsivité et le goût pour les conduites à risques fréquemment observées à cette période peuvent évidemment mettre en jeu le pronostic vital : le suicide est la première ou la deuxième (selon les tranches d’âge) cause de mortalité à l’adolescence. Il faut savoir réagir, ne pas hésiter à consulter pour ne pas se réfugier derrière la notion vague de crise d’adolescence. Et éviter le pire. »
Les préoccupations scolaires ou universitaires sont également au centre de la prise en charge des troubles dépressifs des jeunes. Dominique Monchablon Psychiatre, Chef de service des Relais Etudiants Lycéens 75 et 93, Chef de service de Fil Harmonie (FSEF) et Coordinatrice du pôle psychologique du SIUMPPS.

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Selon le rapport présenté au congrès Urgence 2014 de la Société Française de la Société Française de Médecine d’Urgence  Les troubles psychiatriques du péri et du post-partum (C. Massoubre, E. Desfonds, M. Bendjeddou), la grossesse et le post-partum sont des périodes de vulnérabilité psychique.
Mal dépistée et par conséquent sous-estimée en France, la dépression, qu’il faut savoir différencier du baby blues, surviendrait pourtant chez 10 à 15% des femmes après l’accouchement », rappelle le Professeur Catherine Massoubre et 60% d’entre elles vivent alors leur premier épisode dépressif.
Le baby blues touche 30 à 80 % des accouchées. Il survient entre le 3e et le 5e jour après la naissance indépendamment des facteurs bio-psycho-sociaux et il dure de un jour à une semaine. Aucun traitement médicamenteux n’est nécessaire, seul un soutien est utile.

Selon le Docteur Romain Dugravier, pédopsychiatre au Centre de Psychopathologie Périnatale du Boulevard Brune (CPPBB) CH Sainte-Anne, la dépression postnatale maternelle est bien plus fréquente encore lorsque les femmes sont peu entourées ou confrontées à une certaine adversité. Elle débute souvent dans les 4 semaines après l’accouchement.

Si elle est maintenant mieux connue, elle est encore insuffisamment diagnostiquée (moins d’une fois sur deux). Sa symptomatologie atypique (pleurs, irritabilité, sentiment d’incompétence, culpabilité, découragement) risque d’être confondue avec la fatigue inhérente à l’arrivée d’un nouveau-né. De plus, les femmes concernées se sentent souvent coupables d’éprouver de tels sentiments et peuvent hésiter à en faire part à leur entourage. Les professionnels qui rencontrent ces femmes sont encore trop peu informés et l’usage d’outils de dépistages simples qui existent pourtant (comme l’EPDS, Edinburgh Postnatal Depression Scale) est trop rare. Le risque est plus grand alors que s’instaurent des interactions perturbées marquées par une alternance de désengagement et de moments plus intrusifs. Les enfants de mères déprimées présentent ainsi plus souvent des troubles de l’attachement, voire plus tard, des troubles anxieux et dépressifs. Il existe différents modes de prise en charge de la dépression postnatale sachant que les consultations thérapeutiques sont le traitement de première intention. Le recours à des antidépresseurs n’est pas systématique et requière un avis spécialisé.

Selon le docteur Stéphanie Leclercq, psychiatre, CH La Chartreuse, Maternité CHU Dijon, « la période périnatale est une période à haut risque de troubles psychiques maternels, les femmes ayant 2 fois plus de risques d’être hospitalisées en milieu psychiatrique dans les 18 mois suivant une naissance, comparativement au reste de la vie.
Les dépressions périnatales (10 à 20% des femmes) constituent donc un réel problème de santé publique d’autant que l’altération de la santé mentale des femmes à cette période de la vie peut s’accompagner de troubles des interactions précoces mère-bébé et mettre ainsi en cause le pronostic développemental de l’enfant.
Dans notre société, la venue d’un enfant se doit d’être un moment de grand bonheur et il n’est pas simple pour ces mères souvent culpabilisées d’exprimer leur mal être. Il est donc essentiel de sensibiliser les femmes et les professionnels de la périnatalité à cette question, de repérer le plus précocement possible ces troubles et d’accompagner au mieux la mise en place d’interactions parents-enfants de qualité dans ces contextes dépressifs fragiles, base d’une relation parent-enfant sécure nécessaire au bon développement psychoaffectif de ce dernier. »
Les pères peuvent aussi présenter des troubles psychiatriques pendant cette période, notamment des symptômes dépressifs.
L’association Maman Blues vient en aide et soutient les jeunes mamans qui éprouvent des difficultés et met en garde contre le danger à attendre et à méconnaître ses premiers signes et de les prendre à tort pour ceux du baby blues.

« On n’a plus vraiment le goût de vivre. On vit parce que c’est l’habitude” témoigne une dame atteinte de dépression. »

Selon le professeur Frédéric Limosin spécialiste de la Psychiatrie de l’adulte et du sujet âgé, Hôpitaux Universitaires Paris Ouest (AP-HP),  « parmi l’ensemble des troubles psychiatriques retrouvés chez le sujet âgé, la dépression représente un enjeu prioritaire de santé publique, par sa prévalence élevée, ses conséquences délétères en termes de morbi-mortalité, notamment par suicide, et par son impact sur la qualité de vie et l’autonomie fonctionnelle.
Pourtant, malgré sa fréquence, on constate encore aujourd’hui un filtre majeur d’accès à des soins spécialisés. Les raisons en sont multiples, que ce soit le manque de repérage précoce, la sous-estimation des affects dépressifs par l’entourage et par le patient lui-même, mais également du fait des spécificités cliniques de la symptomatologie dépressive du sujet âgé, et de la nécessité de proposer une prise en charge thérapeutique adaptée. Cette approche thérapeutique spécifique doit tenir compte des particularités d’utilisation des antidépresseurs et des stratégies psychothérapiques propres au sujet âgé. Enfin, une attention particulière doit être portée sur les réactions liées aux deuils face auxquels le sujet âgé peut se révéler particulièrement vulnérable.»

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La dépression est très fréquente mais souvent sous évaluée chez les personnes âgées. Elle doit être distinguée du vieillissement normal, peut être confondue à tort avec d’autres pathologies et est souvent associée à des problèmes somatiques qui compliquent le diagnostic.
Selon le baromètre santé 2010 de l’INPES, 18% des 55-85 ans sont en état de souffrance psychologique et 8% des femmes de 55- 64 ans sont concernées par des épisodes dépressifs caractérisés. Or les conséquences de cette prise en charge non optimale de la dépression sont graves, avec chaque année, 1 700 morts par suicide chez les plus de 75 ans. Une des situations à risque est l’entrée en institution, la fin d’une carrière professionnelle, l’isolement et chez la personne âgée, la tentative de suicide n’a pas valeur d’appel au secours mais c’est une vraie urgence justifiant une hospitalisation.

Porté depuis 2007 par la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) et avec le soutien de la CNSA, le programme Mobiqual est une action nationale dont l’objectif est de soutenir l’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles – qualité des soins et du prendre soin – en EHPAD, établissements de santé et à domicile, au bénéfice des personnes âgées et handicapées.

Ce programme comporte un volet « Dépression » avec des outils spécifiques qui ont pour objectif de sensibiliser/aider au repérage et à la prise en soins de la dépression chez la personne âgée, participant de la stratégie permettant de réduire la prévalence du suicide. Un focus sur le risque suicidaire y est développé. Ils concernent les directeurs, médecins coordonnateurs et traitants, cadres de santé et
infirmières coordinatrices, et plus largement l’ensemble des professionnels du soin et de l’aide aux personnes âgées, en établissements comme aux domiciles.




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