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France-Dépression
une Écoute, un Sourire, une Force
Association Française contre la dépression et les troubles bipolaires

Les troubles bipolaires

Sommes-nous tous bipolaires ?

Nous avons tous des hauts et des bas, notre humeur fluctue dans des conditions normales en fonction des événements que nous vivons, de notre environnement, sans que nous puissions parler d’un trouble. Ces changements ne durent pas et se stabilisent sans conséquences sur le vie personnelle ou professionnelle. Si l’on apprend une bonne nouvelle, on va éprouver de la joie et à l’inverse de la tristesse si nous avons connaissance d’un événement négatif. Notre humeur peut effectivement être affectée mais elle se stabilise doucement ensuite. Nous avons toujours à nous lever le matin, à travailler, à rencontrer nos amis, bref à avoir un fonctionnement dit normal.

A partir du moment où on éprouve de la tristesse ou de la joie d’une manière intense et persistante dans le temps, que cet humeur a des conséquences sur la vie familiale, sociale, professionnelle, et que cet état fait souffrir et peut être une cause de handicap, on doit envisager le trouble bipolaire.

Caractéristiques

Toute personne peut être concernée par cette maladie, au rang desquelles se trouvent des bipolaires célèbres, tant dans le monde des arts (compositeurs, écrivains …) que de la politique (grands chefs de gouvernement).

Alors que les femmes présentent deux fois plus que les hommes des troubles dépressifs, les troubles bipolaires atteignent l’homme et la femme dans la même proportion.

Le début des troubles apparait majoritairement chez l’adolescent et le jeune adulte. Un repérage diagnostique précoce et une prise en charge adaptée permettent d’améliorer le pronostic de la maladie.

 Les études internationales font état d’une fréquence du trouble, au sein de la population générale, de 1 à 4%.

L’humeur de la personne alterne entre :

– des accès de manie (état d’intense excitation ou euphorie) pouvant durer des semaines ou des mois (à début brutal ou progressif), ou des accès d’hypomanie, beaucoup plus difficiles à diagnostiquer,

– des accès d’extrême abattement avec tristesse pathologique et dépression,

– des états mixtes qui associent de manière concomitante ou par alternance (d’un jour à l’autre) des symptômes dépressifs et des symptômes (hypo)maniaques

 Entre ces épisodes la personne retrouve une période d’accalmie (appelée intervalle libre) avec retour à l’état habituel.

 Il s’agit d’une maladie chronique évoluant par accès successifs de (hypo)manie ou de dépression.

Néanmoins, la survenue d’un seul épisode (hypo)maniaque fait poser le diagnostic de troubles bipolaires, et la question doit être envisagée lors de la survenue d’états dépressifs en fonction de l’histoire du patient.

Dans le cas où l’épisode dépressif n’est pas précédé par un état maniaque ou hypomaniaque, la bipolarité est rarement évoquée. Non seulement la dépression bipolaire est sous-diagnostiquée, mais le tiers des diagnostics pour dépression unipolaire seraient erronés. De nombreux patients atteins de troubles bipolaires sont traités comme des patients unipolaires et cette mauvaise évaluation diagnostique peut entrainer des conséquences graves avec la prescription incontrôlée d’antidépresseurs qui peut conduire à des virages de l’humeur et retarder la prise en charge spécifique.

La dépression bipolaire peut avoir des caractéristiques différentes de la dépression unipolaire : un début des troubles précoces, de nombreux épisodes avec des débuts rapides et aigus, un sommeil et un appétit augmentés, un ralentissement psycho moteur important. Ces éléments peuvent être d’autant plus fondamentaux pour le diagnostic que des antécédents de troubles bipolaires existent dans l’entourage.

Les causes directes de la maladie bipolaire ne sont pas clairement déterminées : une vulnérabilité génétique, des facteurs biologiques, psychologiques et socio-environnementaux sont impliqués à divers titres en fonction de l’histoire personnelle de chaque personne. Il existe le plus souvent une interaction et une intrication complexe, par exemple entre vulnérabilité physiologique, traits de personnalité et événements de vie. L’impact de situations stressantes, de surmenage, de situations de cassures à répétition auront plus d’impact sur les personnes présentant des gènes de vulnérabilité.

Dans la plupart des cas la maladie bipolaire commence par un épisode dépressif et c’est la phase la plus longue et la plus difficile à traiter. Le risque majeur de cet état dépressif est le passage à l’acte suicidaire.

L’épisode dépressif se définit par le regroupement de trois symptômes : une humeur triste, la perte d’intérêt ou de plaisir pour toutes les activités, un ralentissement moteur et psychique, une perturbation du sommeil et des troubles des conduites alimentaires (perte ou gain de poids significatif).

La nature de l’épisode associé à la manie permet de déterminer si on est en présence d’un trouble bipolaire de type 1 (épisode maniaque caractérisé) ou d’un trouble bipolaire de type 2 (hypomanie ou manie atténuée)

L’épisode maniaque, lui, se caractérise par une humeur euphorique et/ou irritable accompagnée d’une hyperactivité physique et psychique : enthousiasme permanent, optimisme démesuré, augmentation de l’estime de soi voire mégalomanie, emballement des idées, logorrhée, familiarité avec des inconnus, réduction du temps de sommeil, augmentation de l’activité dans le domaine social, professionnel, scolaire ou sexuel, engagement excessif dans des activités agréables mais à potentiel élevé de conséquences dommageables (achats inconsidérés, conduites sexuelles inconséquentes).

L’épisode hypomaniaque présente les mêmes caractéristiques mais les symptômes sont atténués et moins invalidants.

Le diagnostic précoce de la maladie bipolaire permet de faire reculer les conséquences dramatiques de cette pathologie. Le trouble bipolaire est le trouble psychiatrique qui présente le risque le plus élevé de suicide et tentatives de suicide : 15 à 20% des patients meurent par suicide.

La prise en charge du patient inclut la traitement médicamenteux, la psychothérapies, le respect d’une hygiène de vie axée sur les rythmes biologiques  et la psychoéducation. Le rétablissement est un parcours de vie qui doit mettre le patient au centre du dispositif et le rendre acteur de sa maladie.

Il ne faut pas hésiter à parler à son médecin, ne pas craindre de consulter un psychiatre, et appelez-nous pour en discuter, nous sommes à votre disposition pour en parler et vous soutenir.

Selon l’OMS,  l’éducation thérapeutique du patient vise à l’aider à acquérir ou à maintenir les compétences dont il a besoin pour gérer au mieux sa vie avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante et de façon permanente de sa prise en charge. Elle comprend des activités conçues pour rendre le patient conscient et informé de sa maladie, des soins, des comportements liés à la santé et à la maladie, y compris un soutien psychosocial. Ceci a pour but de l’aider (ainsi que sa famille) à comprendre sa maladie et son traitement, à collaborer dans le but de maintenir et d’améliorer sa qualité de vie.

 

La Psychoéducation pour les patients bipolaires et leur famille en région parisienne

Depuis plusieurs années déjà, France-Dépression vous conseille d’assister au programme de psychoéducation du Château de Garches destiné aux patients bipolaires, ainsi qu’à leur entourage.

Chaque mercredi de 18h00 à 19h00.

Dans le cadre de la prise en charge au long cours des patients atteint de trouble bipolaire et en lien avec les recommandations de bonne pratique, la clinique à mis en place depuis de nombreuses années  un groupe de psychoéducation sur les troubles bipolaires destinés aux patients externes et à leurs proches.

La méthode est inspirée de celle du Dr Christian Gay, mise en place à la clinique du Château, ayant donné naissance à l’ouvrage « Manuel de psychoéducation sur les troubles bipolaires » (Dunod 2013) rédigé par Ch. Gay et M. Colombani.

Le but est de mieux connaître la pathologie grâce à des échanges transversaux afin est de limiter le risque de rechute qui représente un enjeu majeur.

Il s’agit d’un programme de 11 séances d’une heure trente regroupant entre 15 et 20 patients, permettant d’échanger autour des thèmes centraux de la pathologie (dépression, manie, traitements, place de l’entourage). Les familles et aidants sont vivement conviés.

Chaque année, deux sessions sont organisées.

Les inscriptions et les renseignements se font auprès de Mme Mme Bozzi (01.47.95.64.14)  accompagnées d’un courrier médical.

Programme :

  1. Définition de la psychoéducation

  2. Humeur normale et pathologique / Les Troubles de l’humeur

  3. Symptômes de dépression : causes et conséquences

  4. Symptômes de manie ou états mixtes : causes et conséquences

  5. Traitement médicamenteux

  6. Remédiation cognitive / Eléments psychothérapeutiques

  7. Action en cas de crise

  8. Sommeil et rythmes sociaux

  9. Séance dédiée à l’entourage

  10. Vivre avec la maladie au quotidien

  11. Conclusion




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 Du lundi au vendredi de 14h00 à 17h00 
 Tél: 01 40 61 05 66
 Mail : contact.afd@free.fr